5 regrets des personnes en fin de vie
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5 conseils pour n’avoir aucun regret avant de mourir

Vous est-il déjà arrivé de vous demander quel serait votre plus grand regret si vous deviez mourir demain ? Je me suis posée cette question chaque jour pendant une quinzaine d’années, et c’est ce qui m’a motivé à faire ce que je fais aujourd’hui et à ne jamais abandonner en chemin. Si l’idée ne vous a jamais traversé l’esprit, je vous invite à vous la poser maintenant car cela pourrait bien changer le cours de votre vie.

Dans son livre Les 5 regrets des personnes en fin de vie, Bronnie Ware, une infirmière australienne en soins palliatifs qui a accompagné de nombreux mourants durant leurs derniers jours, a répertorié les 5 plus grands regrets qui se dégagent des témoignages qu’elle a recueillis. Une vérité qui devrait nous inspirer à vivre sa vie comme si l’on devait mourir demain.

5 conseils pour n’avoir aucun regret avant de mourir

1. Vivez votre vie et pas celle des autres

Le premier regret exprimé est : “j’aurais voulu avoir le courage de vivre une vie à mon image, plutôt que la vie que les autres attendaient de moi.”

« C’est le plus grand regret de tous. Quand les gens réalisent que leur vie touche à sa fin et qu’ils jettent un regard clair sur leur existence, il est aisé de constater combien de rêves n’ont pas été réalisés. La plupart des gens n’ont pas réalisé la moitié de leurs rêves et doivent mourir en ayant conscience que cela est dû aux choix qu’ils ont fait, ou qu’ils n’ont pas fait. »

Bronnie Ware

Nous devenons souvent le fruit des désirs des autres : de nos amours, de nos parents, de nos amis, de nos collègues ou de nos boss. Nous voulons être aimés, à tel point que nous en oublions nos propres aspirations, et nos besoins les plus essentiels. Pensant, à tort, que le regard des autres détermine notre valeur, nous finissons pas agir en fonction d’eux. Pour faire plaisir, pour mériter l’amour, pour exister. Puis les parents décèdent, l’amour s’en va, on change de travail… et on s’aperçoit bien tard que toute cette comédie n’avait aucun sens et ne nous a pas rendu heureux.

“Nous achetons des choses dont nous n’avons pas besoin avec de l’argent que nous n’avons pas pour impressionner des gens que nous n’aimons pas.”

Film “Fight Club”

Ma vision

  • Osez être vous-même, même si cela ne répond pas aux normes familiales ou sociales. C’est le choix que j’ai fait en 2008, lorsque j’ai décidé de démissionner de mon CDI pour aller explorer tout mon potentiel et vivre une vie plus libre, en choisissant le statut de freelance, puis d’auto-entrepreneur.
  • Lancez-vous dans ce qui vous fait vibrer. Peu importe si cela n’a en apparence pas beaucoup de sens ou que cela ne rentre pas dans un plan de carrière classique. En suivant ce qui vous passionne et vous rend heureux, tout prendra son sens naturellement, et vous mènera vers votre mission de vie.

2. Consacrez moins de temps au travail

Le 2e regret exprimé est : “J’aurais dû travailler moins”.

« C’est un regret qui revient chez tous les patients masculins que j’ai eus à soigner. Ils n’ont pas vu leurs enfants grandir, et n’ont pas prêté assez d’attention à leur compagne. »

Bronnie Ware

L’infirmière a rencontré également des femmes qui ont exprimé ce regret, mais appartenant pour la plupart à une autre génération, les femmes ne travaillaient pas aussi dur que les hommes à l’époque. Or, les temps ont changé, et aujourd’hui les femmes travaillent tout autant que les hommes. Ce regret pourrait donc nous concerner sérieusement.

Ma vision

  • “Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie.” disait Confucius. C’est ce que j’ai fait, et en effet, je n’ai jamais vraiment l’impression de travailler. Je passe beaucoup de temps au travail mais comme je travaille de chez moi, je me sens très libre et j’organise mon temps comme je veux. Je fais néanmoins attention car étant passionnée par mon travail, il est vrai que je pourrais avoir tendance à vouloir y consacrer beaucoup de temps. Car c’est aussi ce qui me nourrit et me donne une grande satisfaction au quotidien.
  • Trouvez un équilibre. Consciente que cela peut créer un déséquilibre avec ma vie personnelle, je m’impose des “breaks” de temps en temps, et je pars volontiers quelques jours avec mon mari, lui aussi entrepreneur, même en semaine pour m’aérer l’esprit.

3. Exprimez davantage vos sentiments

Le 3e regret exprimé est : “J’aurais aimé avoir eu le courage d’exprimer ce que je ressens.”

« Beaucoup de personnes ont étouffé leurs sentiments dans le but de rester en paix avec leur entourage. En découlent des existences médiocres, avec des personnes qui n’ont jamais atteint leur plein potentiel. Beaucoup d’entre elles ont par la suite développé des maladies liées à l’amertume et au ressentiment qui résultaient de ces sentiments tus. »  

 « Nous ne pouvons pas contrôler les réactions des autres. Cependant, même si les autres peuvent réagir avec une certaine virulence lorsque vous changez votre façon d’être en vous exprimant en toute franchise, cela finit par renforcer vos relations et à les rendre plus saines. Ou alors cela vous libère d’une relation malsaine qui pollue votre existence. Dans les deux cas vous êtes gagnant. »

Bronnie Ware

On a souvent du mal à exprimer nos sentiments, qu’il s’agisse de dire aux gens qu’on les aime, ou d’exprimer ce qu’on ressent. Par peur d’être rejeté, du ridicule ou de blesser. Ou bien pour éviter le conflit et sauver les apparences. Cela crée des frustrations, nourrit l’amertume et la rancœur, et finit par pourrir notre existence.

Ma vision

  • Dites aux gens que vous les aimez. On a tous envie d’entendre qu’on a compté pour quelqu’un. Si vous exprimez vos sentiments, vous vous rendrez compte que les autres vous aiment aussi. J’ai appliqué ce point pour fêter mes 40 ans. J’ai invité toutes les femmes qui avaient compté pour moi ces 10 dernières années, pour leur dire merci, et puis simplement pour leur exprimer mon amitié. Cela renforce les liens. Et pour ceux qui ne s’expriment pas en retour, c’est un problème qui leur appartient. Ne le prenez pas pour vous.
  • Dites ce qui vous fait du mal. En amitié, en couple ou au travail… On ose rarement dire ce qu’on pense. Et on encaisse, jusqu’à se créer toutes sortes de maux et maladies. Il est important d’être honnête avec soi-même et de dire quand on se sent blessé. Cela ne changera peut-être pas le comportement de l’autre, mais cela vous permet de vous respecter, puis de bien choisir votre entourage en conséquence. Et puis si l’autre ne vous prend pas en compte malgré tout, demandez-vous pourquoi vous acceptez que l’on vous traite de la sorte.

4. Restez en contact avec vos amis

Le 4e regret exprimé est : “J’aurais voulu garder un lien avec mes amis.”

« Souvent, les patients ne réalisaient pas l’importance qu’avaient eu leurs vieux amis dans leur existence. Et dans leurs derniers jours, il n’était pas toujours possible de les retrouver. Beaucoup étaient tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé s’étioler des amitiés en or au fil des années. Il y avait beaucoup de regrets sur le fait de ne pas avoir consacré à ces amitiés le temps et les efforts nécessaires pour les entretenir. Tous les patients regrettaient leurs amis lorsqu’ils étaient sur leur lit de mort. »  

Bronnie Ware

L’amitié, c’est comme l’amour. Ça s’entretient. Au début, on fait des efforts, et puis la vie fait qu’on se perd de vue. Il est important de savoir reconnaître les bons amis, ceux avec qui on se sent bien et en confiance, avec qui l’on partage des valeurs ou des intérêts en commun, et avec qui l’on aimerait approfondir une amitié durable.

Ma vision

  • Choisissez vos vrais amis. Parfois, on passe beaucoup de temps avec des personnes qui ne nous font pas du bien. Comme on les voit souvent, on les considère comme des amis. D’autres fois, on peut avoir des amis de longue date, et puis la longue durée de l’amitié fait qu’on les considère toujours comme des amis, même si nous avons changé et qu’on ne partage plus grand chose en commun. L’amitié, ça va plus loin que la fréquence des échanges ou la durée de connaissance. C’est aussi un choix qu’on fait, en fonction du bien et du plaisir que l’on ressent en la présence de la personne, des valeurs et des affinités qui nous rapprochent. C’est en tout cas une nouvelle réflexion que je me fais, pour déterminer les amis avec qui j’ai vraiment envie de passer du temps.
  • Ne perdez pas de temps avec des amis toxiques. L’amitié, c’est une danse qui évolue à deux. Un peu comme l’amour. Même s’il y a des hauts et des bas, pour que l’amitié puisse être constructive et riche, elle doit vous apporter quelque chose : du bien-être, une stimulation intellectuelle ou créative, de l’inspiration, de l’énergie, de la joie… Et en échange, vous donnez vous aussi quelque chose de vous, qui puisse faire du bien à l’autre. Cela devrait être naturel, sans calcul. Si le lien est à sens unique ou déséquilibré (vous donnez plus que cette relation ne vous apporte ou l’autre vous donne plus que vous ne lui donnez), vous risquez de vous épuiser ou de voir l’autre s’éloigner avec le temps.

5. Autorisez-vous à être plus heureux

Le 5e regret exprimé est : “J’aurais voulu m’autoriser à être plus heureux.”

« C’est un regret étonnamment commun. Beaucoup ne se rendent pas compte avant les derniers instants que le bonheur est un choix. Ils étaient tous empêtrés dans leurs vieilles habitudes. Le soi-disant confort qu’apporte la routine a empiété sur leurs émotions et leur physique. Dans la peur du changement, il s’étaient convaincus et avaient convaincu leur entourage qu’ils étaient heureux. Alors qu’au fond d’eux-mêmes, ils aspiraient à rire franchement, à avoir plus de folie dans leur vie. »  

Bronnie Ware

Être heureux, c’est avant tout un état d’esprit. Cela a peu à voir avec notre condition extérieure ou notre situation. Quoi qu’il arrive, nous avons toujours le choix : de nous apitoyer sur notre sort ou d’en tirer un enseignement positif. Car la vie est faite d’épreuves, pour tout le monde. Personne n’y échappe.

Ma vision

  • Le bonheur se trouve dans la liberté. Et pour moi, la liberté, c’est oser être soi-même et vivre ses rêves. Même si cela peut sembler ridicule aux yeux des autres, peut rendre malheureux quelqu’un, peut comporter des risques, ou peut sembler peu raisonnable… Si vous restez fidèle à vous-même et que les autres vous en veulent, vous comprendrez alors qui sont ceux qui vous aiment vraiment.
  • Pour être heureux, il faut savoir sortir de sa zone de confort. Les plus grands obstacles au bonheur, ce sont les vieilles habitudes et le confort. J’ai abandonné l’idée d’une carrière toute tracée pour vivre la vie de mes rêves. J’imaginais de pouvoir faire tout ce que j’aime, vivre à l’étranger, pouvoir travailler de chez moi à mon rythme, prendre des vacances quand je veux, et avoir un impact positif sur la vie des autres, me sentir utile grâce à mon vécu et à mes talents. J’ai dû pour cela renoncer à un certain confort matériel pour une longue période, explorer de nouveaux univers inconnus, dépasser la peur du jugement des autres. Quelques inconforts provisoires nécessaires pour expérimenter la vraie liberté et l’épanouissement tant personnel que professionnel.

Et vous, quel serait le plus grand regret de votre vie si vous ne faites rien aujourd’hui ?

Si cet article vous a plu ou vous a donné envie de faire un petit pas vers vos rêves, merci de laisser un commentaire ci-dessous ou de le partager sur les réseaux sociaux. Je vous souhaite beaucoup de réussite dans tous les projets qui vous tiennent à coeur.


D’après Les 5 regrets des personnes en fin de vie, de Bronnie Ware

Les 5 regrets des personnes en fin de vie, Bronnie Ware


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